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Todd et Glenn Kessler

Damages (2007)

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Afin d’éviter que Tin(ta)m’arts ne devienne le repère des routards préparant leur futur séjour en Patagonie orientale ou, pire, celui du fan-club de Desireless, il est de mon devoir d’exercer de toute urgence mon rôle de webmaster en tentant de recentrer les débats…

Ne vous méprenez pas toutefois, toutes les chroniques sont les bienvenues et je remercie une nouvelle fois l’ensemble des chroniqueurs ! Mais revenons à nos moutons et plongeons rapidement dans le vif du sujet.

New-York. Une jeune femme erre à moitié nue. Paniquée et visiblement blessée, elle est rapidement arrêtée par la police.

Premier flashback d’une longue série…

On retrouve Ellen Parsons (Rose Byrne), 6 mois plus tôt. Sortant avec brio de ces études de droit, elle est rapidement engagée comme avocate par le puissant cabinet de Patty Hewes (Glenn Close), une garce aussi froide et manipulatrice que redoutable avocate.

Ellen prend rapidement part à l’affaire opposant le cabinet Hewes à Arthur Frobisher, un patron véreux accusé de s’être enrichi sur le dos de ses employés.

Alors, qu’a t’il bien pu se passer en 6 mois pour plonger Ellen dans un tel état de déchéance ? Y a t’il un lien avec l’affaire Frobisher ? Les méthodes de Patty y sont-elles pour quelque chose ? Mystère !

Commençons par balayer vos craintes. Non, Damages n’est pas une énième série juridique. Les créateurs (dont certains faisaient déjà partie de l’équipe des Soprano, siouplaît) ont ici mis de côté interminables plaidoyers et autres délibérations de jury pour nous plonger dans le côté obscur du prétoire. Celui où l’honnêteté et la courtoisie n’ont pas leur place. Celui où seuls fonctionnent chantages, manipulations et pots-de-vin. Celui dont on ne sait pas s’il existe réellement mais qui est vachement télégénique donc on s’en fout !

Au final, Damages est un véritable thriller, à mille lieues d’Ally McBeal et à des années lumière d’Avocats et associés (mais bon, comme chacun sait, les séries françaises ne boxent malheureusement pas dans la même catégorie).

Ouf !

La qualité de Damages doit beaucoup à celle de sa construction narrative. A grands coups de flashs (back et forward), le spectateur suit l’évolution des protagonistes tout en sachant à l’avance ce qu’il adviendra d’eux quelques épisodes plus tard. Ce procédé, loin d’enlever le suspense, confère à Damages une certaine originalité en transformant simplement l’habituelle question « Mais que diable va t-il se passer ? » en « Mais que diable a t’il bien pu se passer ? ».

Le scénario est excellent et Glenn Close est impec’ dans le rôle de la garce cruelle(a) qu’elle commence à connaître sur le bout des ongles…

Un petit bémol tout de même : au regard de la qualité du reste de la saison, la fin m’a un peu laissé sur ma faim (un poil décevante quoi !)…Mais bon, ce n’est que la première saison et il y a fort à parier que nombre de questions trouveront leur réponse dans la seconde.


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Par Martin

Publié le 07/11/2008

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