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Accueil > Catégorie livres et BD
Alors avant d’être exclu de ce site pour imposture, je tiens à rappeler l’un des principes fondateurs de Tin(ta)m’arts : « Traquer la rareté ». Qui ici a déjà lu le Petit futé « Macédoine » ? Non parce que Dexter (excellente critique par ailleurs), c’est du déjà vu, Coup de tête (excellente critique, j’ai acheté le DVD en triple en cas de perte ou de vol), c’est également du déjà vu. Et si des personnes réfléchissent à leurs prochaines vacances, cette chronique est utile, et si des personnes veulent se documenter sur ce pays, cette critique est nécessaire.
Le guide touristique est un outil actualisé sur la situation démographico-géopolitico-économique d’un pays et on peut les lire sans forcément y aller, c’est comme acheter Télérama sans avoir la télé, on se tient au courant. Enfin reconnaissons que le Petit futé nous fait l’économie des blagues du Routard et en vacances, c’est salutaire.
Les premières lignes du livre sont d’une intensité rarement atteinte sauf peut-être dans le Lonely Planet La Bourboule et pour cause : « Bienvenue en Macédoine ! Enclavée au coeur des Balkans, la Macédoine, ancienne république de l’ex-Yougoslavie, est encore trop peu connue. Ce petit pays de 2 millions d’habitants souffre d’un déficit d’image, voire même d’une confusion dans la mémoire du plus grand nombre. » Comme La Bourboule.
La partie critique d’un guide, c’est le sommaire et l’index car il faut trouver rapidement une information précise comme le prix du musée de Kavadarci (réponse page 209), ou la durée du trajet en bus Skopje-Bitola (réponse page 182). L’index est composé de manière classique, c'est-à-dire par ordre alphabétique et comme ils font les choses bien, les auteurs ont pris l’alphabet latin (le nôtre) et non l’alphabet cyrillique (le leur). La chose étonnante est le sommaire, qui compose le guide en 9 parties, ce qui relève de l’exploit pour un pays de cette taille. Les voici : nous avons l’inévitable « Invitation au voyage », l’incontournable « Découverte », puis le développement par zones géographiques, « Skopje », « Nord-Ouest », « Ohrid et Prespa », « Bitola-Prilep-Krusevo », « Sud-Est », « Nord-Est » et en conclusion inattendue « Organiser son séjour », comme dans les Lonely mais pas comme dans les Routards. Suit la traditionnelle carte du pays en couleur.
Le niveau informatif de ce guide est satisfaisant, j’ai pu notamment connaître le nom de la personne qui a rendu mon séjour supportable, à savoir Svetozar Janeski, le patron de la grande bière locale Skopsko.
En revanche je déplore la qualité des illustrations qui montrent certes de nombreux paysages chatoyants et pittoresques, mais on ne voit pas assez à mon goût d’habitants, de « local people ». Il est possible de croire que le pays est vide, c’est le danger des illustrations, un danger que le Routard évite bien avec sa politique intransigeante du « no pictures ». Si on décide de mettre des photos pour ce genre de pays exotiques, il faut mettre du traditionnel, de l’autochtone, des costumes, du folklore local, en somme il faut appâter le chaland.
Pour garder un peu de suspense, je ne vous dirai pas qui est le tueur avec le chandelier, ni quel le lieu le plus intéressant, à vous de découvrir, mais je vous dirai tout de même que vous pouvez éviter sans trop de scrupule les villes de Negotino, Strumica, Prilep et Kumanovo pour les plus grandes.
Prochaine chronique : « Top santé, numéro spécial été 1987 » et son dossier Mycoses des pieds.
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Par the_spooner Publié le 27/10/2008 Autres chroniques de cet auteur |