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The Yosh Nerims

The Yosh Nerims live au Gambetta (2008)

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Vendredi 5 septembre 2008, 21 heures, Paris, XXème. Une petite foule trépigne d’impatience sur le trottoir du bar Le Gambetta. Parmi les badauds, on reconnaît à peine quelques curieux néophytes littéralement fondus dans la masse des passionnés, hystériques à l’idée d’assister au premier concert de leurs idoles. Entièrement acquis à la cause nérimienne, ils sont parfaitement conscients qu’ils sont sur le point d’assister à un séisme musical comme l’humanité n’en a pas connu depuis le remix techno de l’Oriental d’Enrico Macias.

Car s’il n’est pas évident de se faire une place dans le petit monde de la musique, les Yosh Nerims comptent parmi ceux qui sont parvenus à conquérir un vaste public en l’espace de seulement 2 albums : « On rendra pas l’argent » et « Smileys : Yosh tales ». Ces deux albums, classiques parmi les classiques, méritent sans conteste leur place dans toute discothèque qui se respecte, aux cotés du mythique quadruple album collector d’Herbert Leonard.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les Yoshs ne doivent rien au hasard… Ils allient à la perfection une harmonie vocale irréprochable, des textes d’une poésie rare (écoutez la chanson « Bye, Bye, Bonasse », vous m’en direz des nouvelles) et des mélodies patrickbruellesque. Un cocktail détonant.

Surtout, Marto Pilono, Larbi, Lou Weed, The Spooner (toute ressemblance avec un chroniqueur de Tin(ta)m’arts n’est pas tout à fait fortuite), Sailor et The Smashing Penguin, ont remis au goût du jour une instrument trop longtemps boudé : le Kazoo. Ce dernier, constitué d’un tube fermé par une membrane permet de déformer la voix du chanteur, lui conférant une pureté mélodique proche de la perfection. Utilisé depuis longtemps par une poignée d’artistes mineurs tels que Freddie Mercury et Eric Clapton, le Kazoo serait certainement tombé dans l’oubli sans les efforts conjugués des véritables artistes que sont Patrick Sébastien, d’une part, et les Yosh Nerims, d’autre part.

En live, les Yoshs Nerims dépassent toutes les espérances. Les six compères masqués enchaînent les hits sans même laisser le temps au public de reprendre son souffle. Leurs grands succès, tels que « D’la pop dans notre ADN », « Trempe-moi », « Mes couilles au beurre », « Rire le monde » ou encore « Carrément face B » sont ponctués d’intermèdes kazooyaux du meilleur effet. Un véritable régal pour nos oreilles. Et que dire du jeu de scène ! On retiendra notamment la performance de The Spooner qui a bougé la jambe gauche au moins 4 fois pendant le concert, soit 3 fois et demi de plus qu’Etienne Daho lors de son dernier Zenith !

Le tout, sans aucun caprice. Non, ils ne prennent même pas la grosse tête !

Je tiens à finir cette chronique par une triste note. A ce jour, les albums des Yoshs Nerims ne semblent pas être disponibles, ni à la FNAC, ni en téléchargement sur le net… De plus, on m’a confié que le concert du 5 septembre 2008 était le premier et dernier concert des Yoshs. Un véritable affront pour les nombreux fans désireux d’étendre la culture nérimienne aux quatre coins du globe. Je lance ici même une pétition à l’adresse des Yosh Nerims afin qu’ils prennent en compte les attentes de leurs fans. Postez un commentaire sur cette chronique pour signer la pétition !

Longue vie aux Yoshs !


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Par Martin

Publié le 29/09/2008

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