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The Office est l’adaptation américaine d’une série anglaise (également intitulée The Office…), créée en 2001 par Ricky Gervais qui interprétait d’ailleurs le rôle principal. Produite par la BBC et stoppée au bout de 2 saisons, cette dernière était excellente. C’est d’ailleurs la seule série britannique à avoir été primée aux Golden Globes (dans les catégories « meilleure série télé comique » et « meilleur acteur » pour Ricky Gervais). Ma crainte, pour cette version américaine, était donc de ne découvrir qu’une pâle et inutile copie. Cette crainte s’est toutefois rapidement envolée !
The Office nous place dans le quotidien d’un groupe d’employés de bureau sous l’autorité du responsable régional de la boîte, Michael (interprété par le génial Steve Carell que vous connaissez peut être déjà en tant que spécialiste de Proust dans Little Miss Sunshine). Celui-ci est persuadé que son contact avec les employés et ses blagues vaseuses font de lui l’homme le plus drôle du bureau et un patron apprécié de tous. Il est pourtant détesté par la plupart des employés qui le perçoivent comme un imbécile, pathétique et raciste.
L’une des originalités de la série (et qui contribue fortement à sa qualité) est sa réalisation à la manière d’un documentaire. Ce parti pris des créateurs permet, d’une part, d’accentuer le côté réaliste de la série en conférant aux différentes scènes un côté « déjà vécu » et, d’autre part, d’intercaler entre les scènes les interviews de chacun des personnages pendant lesquels ceux-ci, plutôt à l’aise devant les caméras, se lâchent pour évoquer leur quotidien dans l’entreprise et leurs sentiments quant à leur collègues (et patron !).
Le début de la saison 1 (et notamment le pilote) est trop calqué sur la version britannique, notamment dans le choix des personnages. Ainsi, Michael remplace David dans le rôle du patron pathétique, Dwight remplace Gareth dans celui du lèche-bottes psychopathe et ridicule, et Pam et Jim remplacent Dawn et Tim, dans les rôles de la secrétaire et du jeune séducteur qui n’ont de cesse de flirter mais dont l’histoire d’amour est rendue impossible par la présence du mari de la jeune femme dans le même bâtiment. Pire, certains gags ont été repris directement de la version originale…
Pourtant, au fil des épisodes, on oublie progressivement les acteurs britanniques, ce qui nous permet de nous attacher davantage aux personnages, et on rigole énormément devant des gags inédits à la hauteur de la version originale... Bref, la série se distingue progressivement de sa grande sœur (justifiant ainsi le désir des créateurs, parmi lesquels on retrouve Ricky Gervais, de lui donner une seconde vie aux Etats-Unis où la saison 4 connaît actuellement un vif succès) tout en suivant ses traces en recevant en 2006 le Golden Globe du « meilleur acteur » (Steve Carell) et le Emmy Awards de « la meilleure série comique ».
Rares sont les séries comiques qui le sont vraiment. Celle-ci l’est, profitons-en à l’occasion de la sortie française de la saison 3 en dvd cet été !
Notons l’existence d’une adaptation française (Le Bureau) avec Francois Berléand dans le rôle du patron, qui semble malheureusement bien inférieure aux versions anglaises et américaines.
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Par Martin Publié le 24/06/2008 Autres chroniques de cet auteur |