Accueil > Catégorie disques

Les Fatals Picards

Pamplemousse mécanique (2007)

2.8/5 (59 votes)

Si je vous dis Fatals Picards, vous penserez sûrement à leur remarquable chanson, L’amour à la française présentée à l’Eurovision 2007… Un conseil, oubliez tout de suite cette erreur de parcours, l’album Pamplemousse Mécanique est définitivement d’un autre niveau !

Ce groupe, fondé en 1996, est un véritable ovni dans le paysage de la chanson française (oui, cette phrase est bien de moi !). Avec un excellent niveau musical qui leur permet une grande diversité de style, aucune chanson ne ressemble à la suivante. Quant à leurs paroles, toujours bien écrites, elles abordent de nombreux thèmes avec un humour omniprésent. Ce sont d’ailleurs ces dernières qui font la particularité des Fatals Picards (on les reconnaitrait entre mille).

Pamplemousse mécanique représente à merveille toutes ces caractéristiques. Cet album est si varié qu’il en devient difficile d’en faire la chronique globale. C’est pourquoi j’ai choisi de commenter les titres qui sont, pour moi, les meilleurs.

J’oubliais, les Fatals Picards sont les rois de la « parodie discrète ». Ainsi, on reconnaît sur beaucoup de chansons la patte d’autres groupes. J’ai trouvé quelques clins d’œil, aidez-moi à trouver les autres !

L’album commence en beauté avec Bernard Lavilliers que vous connaissez peut être déjà. Une chanson très énergique sur le chanteur, aventurier, écrivain et j’en passe… Des paroles pleines de dérision qui ne tombent pourtant jamais dans la pure critique (Renaud C. aurait pu les écrire, avec l’estime qu’il porte à ce cher Bernard). Un petit aperçu : « Un jour t'as revendu la moitié de tes boucles d'oreille, que t'avais filé des guérilleros, que t'avais aidé pour vaincre la junte militaire en place. Mais le mec qui les a achetés ben il a pas pu repartir avec vu qu'elles étaient bien trop lourdes, du coup ben tu les a gardées ».

La sécurité de l’emploi, beaucoup plus rock, décrit plutôt bien le désarroi de ces « fainéants d’enseignants » devant le niveau de leurs élèves et l’opinion qu’en ont les gens. « Le programme de cette année, en français, faudrait arriver à lire tout un livre en entier. Mais même Dan Brown et Marc Lévy y a plus d'cent mots d'vocabulaire. On sera toujours à lire la préface même après l'hiver… »

Seul et célibataire traite des ruptures amoureuses, mais encore une fois avec plein d’ironie, via un nouveau célibataire qui se sent « comme Francis Huster dans un rôle de méchant, comme une baleine dans microcosmos, comme un mec pressé à la poste, comme Cauet sur Arté ».

Je pourrais continuer comme cela sur la quasi totalité des titres de l’album, mais j’en aurais un peu marre de taper (et vous de lire…). On retiendra tout de même Djembé man, qui critique « les jeunes emmerdeurs avec leurs tam-tams » ; Le mariage de Kévin et de ma sœur, qui parle des repas de famille comme on en a tous vécu ; Moi, je vis chez Amélie, racontant le décalage du monde féerique d’Amélie Poulain ; Cure toujours, une chanson largement inspirée des Cure sur le ridicule d’être gothique au quotidien, Je viens d’ici qui parodie L’hymne de nos campagnes de Tryo ; et enfin, la reprise de Partenaire particulier qui fait toujours plaisir à entendre !

Pioufff…On arrive au bout, mais avec l’impression d’oublier plein de choses… Le mieux reste donc d’aller écouter TOUT DE SUITE cet album :-)


Photo

Par Melanie

Publié le 12/06/2008

Autres chroniques de cet auteur
Pochette de Pamplemousse mécanique

Du même auteur...

image deNuit de folie Nuit de folie
Début de soirée
image deAh si j'étais grand et beau Ah si j'étais...
Mr Roux
image deQuintett Quintett
Giroud