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Meilleurs voeux à tous. C'est reparti pour une année de ciné et quoi de mieux pour commencer 2010 que d'évoquer le blockbuster du moment ? Alors réelle innovation ou grosse désillusion ?
Jake Sully, un ancien marine aujourd'hui paralysé, est envoyé sur une planète lointaine pour prendre part au programme Avatar. Celui-ci permet à des humains de commander à distance un corps qui n'est pas le leur. Ces avatars sont crées génétiquement en croisant l'ADN humain à celui d'une peuplade anthropomorphe locale: les Na'vi.
Ces derniers constituant un obstacle à l'exploitation d'un gisement de minerai extrêmement précieux, Jake est chargé de les infiltrer pour gagner leur confiance et les faire partir de leur village. Mais l'ancien marine va progressivement tomber amoureux du mode de vie des Na'vi et de Neytiri, la fille du chef de la tribu. Il se met alors à désobéir aux ordres de sa hiérarchie.
Si l'on met de côté le ridicule personnage du méchant colonel qu'un missile nucléaire ne suffirait pas à tuer du premier coup et la petite morale écolo à 2 balles, Avatar est une réussite. Le scénario ne fait pas dans l'originalité mais le cocktail romance-aventure-action fait une nouvelle fois des merveilles : le film dure 2h40 et on ne s'ennuie pas une seconde.
Graphiquement, c'est une claque. Cameron a parfaitement réussi à lier les images réelles aux images de synthèse. Si les choix esthétiques sont discutables (notamment l'aspect néo-schtroumpf humanoïde des Na'vi), on ne peut qu'admirer le réalisme des mimiques faciales des personnages. Les décors sont également très réussis.
Du grand spectacle !
Cela faisait un petit moment que je voulais lire La route de Cormac Mc Carthy, un auteur que j'apprécie beaucoup depuis ma découverte de No country for old men. J'attendais donc avec impatience son adaptation au cinéma. Les premières impressions sont positives mais…
Il y a plus de dix ans, la terre a été dévastée. Ni les plantes, ni les animaux n'ont survécu. La nourriture est devenue très rare. Parmi la poignée de survivants humains, certains ont opté pour le cannibalisme. Les autres vivent dans la crainte permanente d'être capturés et meurent de faim. Dans ce décor apocalyptique, un père et son fils débutent un long périple vers l'océan où ils espèrent retrouver de meilleures conditions de vie.
La plongée dans l'enfer est impressionnante et rarement un film catastrophe n'aura été si violent, non pas sur la forme, mais sur le fond. Les hommes ont perdu toute humanité et l'individualisme est devenu roi. L'horreur atteint son apogée au cours d'un scène où le père apprend à son fils comment se suicider. Les décors sont somptueux et le film est porté par l'excellente prestation d'un Viggo Mortensen considérablement amaigri.
Malheureusement, le tout manque un peu de rythme et le film semble un peu longuet. Dommage !
Lucas Belvaux tenait un scénario aguichant. Malheureusement, Rapt, s'il n'est pas dénué d'intérêt, sonne un peu faux et traîne en longueur.
Grand patron fortuné, Stanislaff Graff est enlevé un matin en plein Paris. Ses ravisseurs demandent pour sa libération une somme astronomique. La presse people s'empare de l'affaire et n'hésite pas à dévoiler au grand jour une facette de la personnalité de Graff jusqu'alors inconnue : celle d'un joueur invétéré aux multiples maîtresses. Coupé du monde, humilié, et mutilé par ses geôliers, Graff ne comprend pas que personne ne veuille payer la rançon qui le délivrerait. Et si la libération se révélait finalement être plus difficile à vivre que la captivité ?
La première partie flirte avec la catastrophe. La plupart des acteurs sont assez médiocres et le scénario vu et revu. On peine vraiment à rentrer dans le (télé)film.
Heureusement, la seconde partie est nettement plus intéressante. Les vies familiale et professionelle de Graff s'effritent peu à peu et l'on ressent à merveille l'isolement et la sensation d'abandon ressentie par le personnage.
Dommage que la première partie soit si longue !
Cette semaine, je vous propose 2 petites chansons fort sympathiques du groupe de pop rock belge The Tellers, découvert dans une pub pour Freedent. Eh oui, la publicité à parfois du bon !
C'est avec un peu d'a priori que je suis allé voir Les vies privées de Pippa Lee. A vrai dire, je m'attendais à m'ennuyer devant une pâle copie de Desperate Housewives. Finalement, je me suis vite laissé charmer par l'histoire de Pippa.
Pippa est une femme rangée et entièrement dévouée à son mari vieillissant, Herd, avec lequel elle vient d'emménager dans une banlieue confortable pour personnes âgées. A l'aube de la cinquantaine, elle remet en question sa vie actuelle en se remémorant son passé, depuis l'admiration qu'elle portait à sa mère toxicomane jusqu'aux prémices de sa relation avec Herd en passant par son adolescence mouvementée.
Une histoire émouvante, relevée par une bonne dose d'humour, par l'excellente Robin Wright Penn et par la qualité des nombreux seconds rôles, Alan Arkin (le grand-père dans Little Miss Sunshine), Keanu Reeves, Winona Ryder, Julianne Moore et Monica Bellucci en tête. Très sympathique.
C'est bien tristement que j'ai entendu parler de La vida loca pour la première fois : je lisais alors un article sur l'assassinat peu avant la sortie du film de son réalisateur, Christian Poveda. La vida loca nous plonge dans le quotidien des maras, gangs d'Amérique Centrale connus pour leurs tatouages.
La vie des membres de la Mara 18 au Salvador : meurtres, funérailles, tribunaux, arrestations, tatouages et fumette... La routine quoi !
Le Salvador est un petit pays. Pourtant, il détient un triste de record : c'est le pays le plus meurtrier au monde (55 meurtres par tranche de 100 000 habitants en 2006-2007). Et après avoir vu La vida loca, cela ne nous étonne pas le moins du monde. En effet, sur la quinzaine de personnes interviewée, 4 ou 5 sont enterrées avant la fin du film.
Poveda ne fait pas dans le sensationnel. Il ne nous montre ni fusillades entres bandes rivales ni trafics en tous genres. Son but est tout autre. La vida loca est un constat de la banalisation de la violence dans le quotidien des maras. Ces derniers n'ont peur de rien et pleurent à peine la mort de leurs "frères". Ils ne pensent que par la vengeance et n'envisage que deux issues possibles : la mort ou la prison. Hélas, l'éducation des enfants et la qualité du système judiciaire ne nous rassurent pas. La situation n'est pas prête de s'améliorer.
Un documentaire édifiant...
Après le tapage médiatique sans précédents autour de la mort du King of pop, j'avais juré que l'on ne m'y prendrai pas… Depuis, le bouche à oreille a fait son chemin et l'on m'a conseillé de toute part ce This is it. J'ai donc cédé. Sans regrets, ou presque.
Michael chante, Michael danse, Michael est en forme et nous en met plein la vue.
Pour cet ultime hommage à Michael Jackson, Kenny Ortega a judicieusement choisi de privilégier les talents de chanteur et danseur de la star au pathos dégoulinant. On l'a échappé belle !
On évite donc de pénibles interviews larmoyantes de fans attristés pour n'assister qu'aux répétitions de Michael Jackson et de ses danseurs avant la série de concert qu'il avait prévu de donner à Londres en juillet. Et le moins que l'on puisse dire est qu'il avait vu les choses en grand : effets pyrotechniques, nouveaux clips et chorégraphies détonantes, tout était prévu pour surprendre le public. On prend plaisir à regarder un MJ en forme interprétant ses plus gros hits.
Difficile pourtant de ne pas regretter le bâclage du film sur sa forme qui ne fait que nous rappeler sans cesse ce que l'on savait déjà : This is it n'est qu'un outil marketing destiné à rapporter un maximum d'argent. Sans la mort de l'artiste, ces images d'archive auraient tout au plus fait de bons bonus pour le dvd du véritable concert !
Verdict : plaisant, oui, génial, non !
La semaine passée n'a pas eu sa chanson. Une fois n'est pas coutume, celle-ci en aura deux. Keepsake est une chanson de State Radio que j'ai découvert dans une scène de la série Weeds, celle durant laquelle Nancy met le feu à sa maison à la fin de la saison 3 pour les connaisseurs ! Bien qu'elle ne soit pas très gaie, je trouve cette chanson magnifique et l'écoute très régulièrement depuis.
J'espère qu'elle vous plaira autant qu'à moi !